
Refuge
Les Catacombes de Paris
Accès multiples sous la ville
Trois cents kilomètres de tunnels. Six millions de morts. Un labyrinthe sous la ville lumière que même les Parisiens préfèrent oublier.
Les Catacombes officielles — celles que visitent les touristes — ne sont qu'une infime partie du réseau. Le vrai dédale s'étend sous tout Paris, un monde souterrain de galeries, de carrières abandonnées, de chambres secrètes et de passages oubliés depuis des siècles.
Pour les vampires, c'est un refuge idéal. Pas de soleil, pas de curieux, pas de Mascarade à maintenir. Adze et Lamia y ont établi leur domaine — un territoire qu'ils défendent avec une férocité primitive contre quiconque s'y aventure sans permission.
Les ossuaires sont leur garde-manger. Les crânes empilés par millions semblent observer les intrus de leurs orbites vides. L'air est froid, humide, chargé d'une odeur de terre et de mort qui ne quitte jamais vraiment les vêtements.
Certains tunnels sont piégés. D'autres mènent à des culs-de-sac mortels où l'on peut errer pendant des jours sans jamais revoir la surface. Et dans les profondeurs les plus anciennes, dit-on, dorment des choses que même les vampires préfèrent ne pas réveiller.